Étude Historique et Anthropologique sur les origines du culte du crâne.

(Article complet à paraître bientôt)

INTRODUCTION

Depuis la sédentarisation de l’Homme, la mort est considérée comme l’un des événements les plus significatifs de la vie humaine. D’où l’émergence de nombreux rites élaborés sur le culte de la mort. Ce sont d’ailleurs [et nous aurons l’occasion de le constater à travers cet article] les sociétés primitives qui se caractérisent par la plus grande variété de rites funéraires. Les premières sépultures délibérément employées à des fins rituelles verront d’ailleurs le jour il y a environ 60 à 70 mille ans. La tombe (du grec tymbos grec) est littéralement le lieu où reposent les Hommes et où l’on peut rendre hommage à leur mémoire. En règle générale, les caractéristiques de la tombe reflètent le rôle du défunt dans la hiérarchie sociale. Du point de vue de l’anthropologie, l’existence d’un cimetière (du grec koimeterion signifiant littéralement « lieu de repos ») est le premier signe du développement d’un certain modernisme d’une civilisation. A contrario, dans les sociétés plus anciennes, il était de coutume d’organiser l’enterrement dans des zones spécialement désignées, prenant plutôt l’apparence de véritables villes des morts comme nous pouvons le remarquer à Athènes en Grèce au sein de la nécropole du Céramique ou encore au sein des nécropoles étrusques de Cerveteri et Tarquinia.

De ces rites funéraires découlera une seconde pratique tout aussi essentielle à une meilleure compréhension du culte de la mort : celui du culte des crânes.  Certains peuples, tels quel les Slaves ou les Scandinaves lui conférait des pouvoirs de guérison, de protection, de richesse, de fertilité ou à contrario de mort. En outre, ses fonctions de protection peuvent être réalisées par des « modèles », des copies le plus souvent taillées dans la pierre ou dans l’argile, moyen permettant de ne pas troubler le repos du défunt.  Sa possession, d’abord réservé aux prêtres païens, c’est avec l’avènement du christianisme que le crâne deviendra partie intégrante du symbolisme et de l’iconographie catholique, devenant notamment l’attribut de nombreux saints chrétiens tel que Marie-Madeleine ou encore François d’Assise. Enfin le crâne blanc selon certaines croyances est également le signe d’une aura supérieure douée d’un puissant pouvoir résurrectionnel. Les crânes humains étaient ainsi conservés à des fins de sorcellerie notamment au sein des tribus primitives cannibales.

L’exploitation de ces sources devrait permettre de répondre à une série d’interrogations inhérentes au sujet : Ainsi nous analyserons ce qui semble être le témoignage d’un culte étroitement lié depuis toujours aux énergies spirituelles…puis nous tenterons de répondre aux questions suivantes : Le respect des morts est-il nécessairement le reflet d’une société archaïque ?  Notre concept de modernité est-il encore compatible d’avec une sacralisation de nos ancêtres ? cet article tend ainsi à démontrer comment l’humanité au fil du temps à en partie désacraliser notre perception vie-mort et ce notamment en raison du rythme de vie à la cadence parfois peu gérable à laquelle nous sommes tous confronter donc de cause à effet à un individualisme sociologique nous poursuivant à présent même après notre mort…

 

 

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