Un groupe international de primatologues ont pu observer une forme de rite funéraires chez un groupe de chimpanzé. L’article est publié dans la revue Scientific Reports.

Lorsque le personnel de la réserve a commencé à attirer les chimpanzés avec de la nourriture afin de tenter de les éloigner du cadavre, tous se sont écartés du corps, à l’exception de la mère adoptive de 33 ans prénommée Noël, [qui avait adopter Thomas au décès de ses parents il y a quatre ans] et de sa fille adolescente. Noël a immédiatement examiné les dents de Thomas, et c’est à l’aide d’une tige d’herbe dure qu’elle débutera son rituel, en nettoyant de façon intensive les dents du chimpanzé décédé.

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Des tentatives de réanimation ont également été notées. L’utilisation d’outils à but funéraires n’avait jamais été constaté jusqu’à présent.

« Les chimpanzés peuvent former des relations sociales à long terme qui continuent d’affecter leur comportement après la mort d’un partenaire », écrivent van Leeuwen et ses collègues. « Comme les humains, les chimpanzés ne peuvent pas traiter les proches parents avec négligence, ils traitent le cadavre avec beaucoup de soin, surtout quand il s’agit d’un membre proche du groupe, comme dans le cas qui vient d’être cité ».

 Les primatologues proposent deux hypothèses possibles pour expliquer ce comportement. D’une part, les chimpanzés peuvent former des liens sociaux à long terme qui, probablement, peuvent être si forts qu’ils sont maintenus même après la mort. Par conséquent, comme les humains, les chimpanzés ne peuvent ignorer le cadavre d’un congénère.

D’autre part, pour huit mille heures de surveillance de chimpanzés dans la même réserve aucun autre congénère n’aura eu ce comportement. Peut-être est-ce un cas isolé, causé uniquement par la curiosité des chimpanzés au sujet d’une situation relativement rare pour eux. Bien que les rituels funéraires varient selon les cultures, l’embaument, la momification dans certains cas, ou même tout simplement l’inhumation est toujours constatée. A contrario la plupart des animaux ne s’intéressent pas beaucoup à leurs congénères lorsqu’il présente les premiers signes de morts.

Néanmoins, les scientifiques ont de plus en plus de preuves de certaines pratiques funèbres inhabituelles dans le règne animal. Cette découverte aidera certainement à mieux comprendre comment les rituels funéraires sont également retrouvable chez l’Homme.