ROBESPIERRE

(Maximilien)

Arras, 6 mai 1758 – Paris, 28 juillet 1794

Pathologie : Sarcoïdose diffuse

La Sarcoïdose est une maladie auto-immune systémique se manifestant par la présence de cellules inflammatoires nommées granulomes touchant les organes et les tissus  provoquant une inflammation importante de la peau, des yeux (pouvant conduire à la cécité), des articulations et des ganglions lymphatiques.  La sarcoïdose peut également provoquer une inflammation des organes internes tel que le cœur, le cerveau, le foie, les reins. De nos jours, la possibilité d’infection des patients atteints de sarcoïdose n’a pas été prouvé, mais la transmission pourrait être expliquée soit par l’hérédité soit par l’influence de facteurs environnementaux tels que la pollution par exemple ou l’alimentation.

D-Maximilien-Robespierre
Masque mortuaire de Maximilien Robespierre (1758-1794)

C’est le 28 Juillet, 1794 à l’âge de 36 ans que Robespierre fut décapité. Il fut annoncé qu’au moment de sa mort sous la lame de la guillotine, qu’il aurait souffert d’une maladie rare du système immunitaire: la sarcoïdose. Après l’exécution, un masque mortuaire sera immédiatement moulé sur le visage de celui-ci et conservé au Musée Granet à Aix-en-Provence, en France. C’est en 2013, à la suite d’une étude minutieuse documentaire et d’une analyse du masque mortuaire d’un des leaders de la Révolution française que de nouvelles pistes d’identification des pathologies dont il souffrait apparaissent. Dans un article publié par Philippe Charlier et Philippe Froesh dans la revue médicale scientifique Britannique « The Lancet », il y sera dans un premier temps remarqué que Robespierre souffrait d’une importante déficience visuelle, de jaunisse, de fatigue, de lésions au niveau des voies respiratoires supérieures (Saignements de nez, sinus.) Des plaies ( notamment causées par les saignées pratiquées régulièrement) sur ses pieds et d’importants problèmes de peau seront également constatés : « En considérant ses symptômes, le diagnostic est le suivant: Sarcoïdose diffuse, ayant dans le cas de Robespierre touché les yeux, les voies respiratoires, ainsi que le foie et le pancréas. »

D’autres diagnostics seront également posés : la tuberculose, la lèpre, une intoxication au fer, ainsi qu’une sclérodermie. Ainsi le cas de Robespierre deviendra le premier cas connu de sarcoïdose de l’Histoire depuis la découverte de la maladie en 1877 par le médecin Britannique Jonathan Hutchinson.

Sources Photographiques:

Couverture :

Le visage de Robespierre reconstitué par Philippe Froesch  2013 – VisualForensic/AFP

 Article : Source

 

Sources bibliographiques et références.

 

Robespierre: the oldest case of sarcoidosis? Philippe Charlier , Philippe Froesch

 

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